Fiche Google des restaurants : les liens de commande tiers désormais sous contrôle

Les restaurateurs le réclamaient depuis longtemps. Google leur permet désormais de choisir eux-mêmes quelles plateformes de commande tierces apparaissent sur leur fiche d’établissement, dans la recherche comme sur Maps. L’annonce a été faite le 28 octobre par Lisa Landsman, de Google, dans un message publié sur LinkedIn, puis relayée par Search Engine Roundtable. Pour le référencement local des restaurants, c’est un changement plus important qu’il n’y paraît.

Ce qui change concrètement #

Jusqu’ici, un restaurant qui voulait retirer de sa fiche le lien vers une plateforme de livraison devait le plus souvent passer par la plateforme elle-même et lui demander de supprimer ou de déconnecter son flux. Selon Lisa Landsman, c’est l’une des demandes les plus fréquentes des exploitants : avoir davantage de contrôle sur leurs liens de commande.

Désormais, ce réglage se fait directement depuis le tableau de bord de la fiche. Le restaurant peut écarter un fournisseur précis sans toucher aux autres. D’après les captures publiées, il est aussi possible de distinguer la vente à emporter et la livraison pour chaque option affichée.

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Les réglages documentés par Google

La page d’aide officielle « Gérer les options de commande en ligne » détaille trois leviers. Le premier est un interrupteur général, « Accepter les commandes sur votre fiche », dans la section Commande de repas. Attention : le désactiver masque l’ensemble des options et des liens de commande tiers, y compris ceux que l’établissement a lui-même ajoutés.

Le deuxième permet de désigner un fournisseur préféré, séparément pour le retrait et pour la livraison. Le troisième consiste à supprimer un fournisseur précis : on le sélectionne dans la liste, puis on choisit « Supprimer le lien ». Google précise que, lorsqu’un établissement en fait la demande, les fournisseurs doivent retirer leurs liens de la fiche dans un délai de cinq jours ouvrés. En cas de refus, l’établissement peut signaler un non-respect.

Pourquoi les plateformes apparaissaient sur les fiches #

Le fonctionnement est rappelé noir sur blanc par Google : les fournisseurs tiers qui se présentent comme partenaires autorisés d’un établissement sont automatiquement listés sur sa fiche. Un restaurant peut donc voir s’afficher une plateforme avec laquelle il ne travaille plus, ou dont il ne souhaite plus mettre en avant les conditions.

Le sujet n’est pas anodin. Le bouton de commande est l’un des éléments les plus visibles d’une fiche de restaurant. Le lien qui y figure décide de l’endroit où part le client, et donc de la commission prélevée sur la commande.

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Les conseils de Google aux restaurateurs #

Dans son message, Lisa Landsman ne pousse pas pour autant à tout couper. Elle rappelle que la commande directe reste une priorité, mais qu’un mélange de plateformes de confiance peut aussi jouer en faveur du restaurant. Les clients restent souvent fidèles aux applications sur lesquelles ils ont un abonnement ou un moyen de paiement enregistré. Leur laisser le choix peut permettre de capter une commande qui serait partie ailleurs.

Elle recommande aussi de vérifier régulièrement sa fiche : passer en revue les canaux de commande actifs et s’assurer que chaque lien mène à une carte exacte et à une expérience fluide pour le client.

Ce qu’il faut en retenir pour le SEO local #

Pour un restaurant, la fiche d’établissement Google est souvent la première vitrine, avant même le site web. Reprendre la main sur les liens de commande permet de mieux orienter le trafic vers le canal le plus rentable, qu’il s’agisse de son propre module de commande ou d’une plateforme choisie.

Quelques réflexes simples s’imposent. D’abord, ouvrir la section Commande de repas et faire l’inventaire des fournisseurs affichés : certains peuvent correspondre à d’anciens partenariats. Ensuite, ajouter un lien personnalisé vers son propre système de commande s’il existe, puis le définir comme option préférée. Enfin, éviter de désactiver l’interrupteur général par réflexe, puisqu’il masque aussi ses propres liens.

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Un mouvement plus large sur les fiches d’établissement

Cette nouveauté s’inscrit dans une série d’évolutions des fiches d’établissement. La même semaine, Search Engine Roundtable signalait l’extension de la messagerie assistée par IA, qui permet aux clients d’écrire à un établissement depuis la recherche et Maps. Pour les commerces locaux, la fiche Google devient un outil de relation client à part entière, qu’il faut administrer avec le même soin que son site.

Reste une inconnue : le déploiement exact selon les pays. La page d’aide de Google indique que l’affichage des options de commande varie selon les pays et les régions. Les restaurateurs français ont donc intérêt à vérifier dès maintenant ce que propose leur propre tableau de bord.

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